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Les copeaux de bois dans le vin16 juillet 2015
L'oeil de Benoît - par Benoit Chavanne

Je crois qu’il doit y avoir autant d’avis sur le sujet que de copeaux. Pour faire simple, les copeaux de bois, morceaux de bois de plus de 2mm incorporés dans un vin, permettent d’imiter le vieillissement naturel des vins « élevés » en fûts en chêne. Autorisés par la Commission de Bruxelles en 2006 au grand dam des œnophiles, les copeaux ont avant tout un avantage économique.

Clarifions la chose avec un petit problème d’algèbre :

Je produis des vins de table et des vins de pays pour le marché international, si le coût de revient moyen d’une barrique neuve est de 500 Euros HT, soit environ 0,66 Euros T.T.C. par bouteille et que le cout moyen d’1 kilo de copeaux, utilisés à 500 grammes par hectolitre, est de 10 Euros HT et me coûte 0,045 Euros T.T.C. par bouteille, que vais-je choisir ?

Je crois que la réponse est claire non ?

copeaux bois

Outre l’aspect économique, les copeaux permettent également de faire gagner du temps. En utilisant cette méthode, un vin mettra moins de trois mois pour se doter d’un agréable petit goût de fût de chêne, souvent apprécié par les consommateurs (merci Monsieur Robert Parker).

Mais niveau goût, est-ce que cela change d’un vin en barrique ? Et bien d’après plusieurs spécialistes, l’utilisation des copeaux, à condition d’être bien faite, ne présente pas de distinctions significatives face à un vin élevé en barrique.

Alors, alternative aromatique ou hérésie ? Chacun son camp. Pour ma part, je préfère méditer sur la question. Car comme l’a un jour dit le grand entrepreneur François Dalle, “Il n’y a pas d’évolution sans liberté d’essayer.”

Certains en font même un business, comme la société Vivelys,qui propose un nouveau copeau permettant ‘d’arrondi’ le vin sans le boiser’, à découvrir ici


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