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Le vin et la soupe, amis ou ennemis?23 novembre 2015
Actualités - par Benoit Chavanne

En Occitan les plus anciens  faisaient chabrot, coutume désignant le fait d’ajouter dans l’assiette du vin rouge pour diluer le fond de soupe. Chabrot vient de « capreolus » qui fait référence à la famille des chevreuils, faire chabrot littéralement parlant, c’est donc « boire comme un chevreau »

Pour l’anecdote, lors d’un repas entre gastronomes, Philippe Faure-Brac, meilleur sommelier du monde (1992) se leva et demanda l’autorisation de faire chabrot avec son reste de velouté de champignon et un Cheval Blanc 1998.

Faire chabrotIllustration de l’expression « faire chabrot »

 

De façon générale, on peut sûrement boire du vin avec de la soupe mais il faut des soupes de caractère.

La soupe de poissons, comme la bouillabaisse par exemple, peut sûrement s’accompagner de vin blanc aux notes provençales comme un Cassis blanc présentant des cépages comme le Bourboulenc blanc, la Clairette ou encore l’ugni blanc…

Ce vin est le complice idéal de la cuisine méditerranéenne…

CassisBouillabaisseBouillabaisse & Cassis Blanc

 

Une soupe faite avec un bouillon de pot au feu s’accommode parfaitement avec beaujolais comme un Brouilly.

Sans oublier le minestrone,  variante de soupe de légumes épaisse de la cuisine italienne, souvent additionnée de pâtes ou de riz, et servie accompagnée de parmesan râpé. Cette spécialité italienne se mariera parfaitement avec  un côte de Thongue blanc du Languedoc Roussillon, vin aromatique avec un nez de fruits rouges et des arômes de fruits secs et d’olivier.

Sinon, pour les amateurs de soupe de légumes un vin blanc sec venant de Loire ou de Bourgogne  saura s’accorder parfaitement à ce potage.

Soupeetvin2

 

Anaïs Bigot


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